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LE MESSAGE DU MOIS

ON AURAIT BEAUCOUP A APPRENDRE DU CORPS EN SAIGNANT

Supprimer l'élevage pour sauver la planète, arrêter de faire du mal aux animaux, telle est la vue simpliste de ceux qui filment les abattoirs pour arriver à leur fins.

Le monde paysan doit s' aventurer sur le terrain philosophique pour contrer ces vues erronées.
Sans la mort, la vie n'est pas possible, et si nous sommes vivants c'est parce que d'autres sont morts avant nous. Et nous devons mourir pour que d'autres après nous puissent vivre !

Si les animaux ou les hommes ne mourraient jamais, la terre serait vite trop petite. Les plantes se nourrissent d'animaux et de végétaux en décomposition, donc morts, et les animaux vivent parce qu'ils mangent des plantes ou d'autres animaux, en les tuant.

Telle est la grande roue de la VIE.

On ne peux donc vivre sans tuer. On ne peux pas vivre en laissant mouches, cafards, moustiques et autres rats envahir nos habitations. On ne peut pas vivre en laissant poux et autres morpions envahir nos corps.
On ne peut pas cultiver du soja par exemple sans écrabouiller des milliers de vers de terre. On ne peux moissonner du blé sans aplatir des centaines de sauterelles.L’association L 214 devrait filmer l'intérieur d'une moissonneuse, beaucoup s’arrêteraient de manger du pain !
Le monde paysan doit être présent pour rappeler les réalités du monde vivant qu'il côtoie sans relâche : sans la mort, la vie n'est pas possible !

Dans notre société, beaucoup de personnes n'acceptent plus la mort.

Végétaliens, végans et autres transhumanistes en sont l'illustration. Ils peuvent nous fabriquer un monde bien triste.
Un monde sans animaux.
Un monde sans animaux d'élevage.
Un monde sans animaux de compagnie aussi ?
Un monde sans chiens ni chats ni chevaux ?

Mais n'y a-t-il pas une imposture à accepter que l'on tue pour nourrir nos bêtes chéries, et refuser que l'homme tue pour se nourrir ?Une contradiction à acheter der croquettes issus de l'élevage industriel ou les animaux souffrent ?


L'agriculture paysanne élève des animaux dans le respect et la dignité de ceux ci, en leur laissant le maximum de liberté, à l'opposé de l’élevage industriel concentrationnaire.

Élever des animaux nous élève, en apprenant à s'oublier (très bon pour l'ego).
Nous vivons dans le respect et l’empathie pour ces animaux avec qui nous partageons notre vie. Quand ils souffrent on souffre. Quand ils sont bien, on est bien.
Le fait de savoir qu'un jour ils nourriront nos semblables ne nous empêche pas de chercher leur bien-être. Et l'éleveur ne tue pas par plaisir, mais pour servir la vie avec ses produits carnés.
Et le paysan sait que pour faire du lait on doit éliminer les animaux mâles, et que pour produire des œufs l'on doit éliminer les poussins mâles.

Un autre argument des anti élevage est la consommation des terres agricoles.

L'agriculture paysanne valorise plus que tout autre les espaces pentus impropres à la culture. Et les protège efficacement contre les incendies, ce qui peut arriver de pire à un espace naturel.
Et pour entretenir ces espaces, je préfère le doux tintement des sonnailles de mes brebis au hurlement des tondeuses et autres débroussailleuses !
Beaucoup d'hommes et de femmes sont fait pour vivre au contact des animaux. L'enfant est spontanément attiré par ceux-ci. Des personnes en difficultés sociales trouvent la paix à leur contact. La nécessité de l'élevage va donc bien plus loin que fa fonction nutritionnelle.
En conclusion, on pourrait dire que ça serai bien bête de s'en passer !

Vincent Delmas, paysan en Drôme

 

 

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Oui, je sais, au magasin Au Plus pré, vous ne risquez pas de rencontrer une vache qui pleure !

mais rien n'empêche de s'informer !

La vache qui pleure ! : enquête sur les dérives de l'industrie laitière
Véronique Richez-Lerouge

http://www.franceinter.fr/emission-on-va-deguster-retour-au-lait-naturel

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